Les petits mots de Marie 2017

Le petit mot de Marie Janvier 2017
En ce mois de janvier déjà bien amorcé, je vous souhaite une merveilleuse année 2017.
Ce matin, alors que je me promenais dans la forêt de l’Odyssée, j’ai enlacé l’arbre à câlins, et j’ai perdu la notion du temps… le soleil était bon et chaud, pas un souffle de vent… les oiseaux chantaient comme au printemps.
Je ne faisais plus qu’un avec l’arbre, écoutant mon cœur battre contre son écorce et le silence qui nous enveloppait.
Quand je suis revenue à moi, j’ai ouvert les yeux et j’ai vu un chevreuil tout près de moi. Je ne l’avais pas entendu arriver. Nous sommes restés quelques instants à nous regarder, sans bouger, et puis je ne sais pas qui de nous deux était le plus surpris, mais il est parti à toute allure. Cet échange de regard m’a accompagné toute la journée.
Ce fut un instant de pur bonheur. De ces moments où la magie et le mystère sont présents.

Alors en cette nouvelle année,
Je vous souhaite cette magie dans votre quotidien.
Que le mystère de la vie vous nourrisse.
Je vous souhaite la santé à tous les niveaux : physique, psychologique, émotionnel, spirituel.
Des rêves grandioses et l’audace de les réaliser,
De la fluidité dans vos relations,De la souplesse dans vos corps et vos cœurs.
Je vous souhaite de déguster la simplicité de chaque instant,
De l’écoute envers vous-même et vos rythmes en ces temps d’urgence et de course à l’excellence.
Vivre chaque journée comme si c’était la dernière.
Je vous souhaite de célébrer vos bons coups,
D’honorer les gens qui vous inspirent,
De devenir des amoureux de la vie,
D’inviter l’émerveillement pour les choses les plus simples,
De vivre la magie au quotidien,
De faire les choses différemment,
De vous rencontrer vraiment…

Que nous réserve cette année 2017, enceinte de tant de possibles et qu’il nous reste à porter à son meilleur?
Pour moi, au sein de L’Odyssée, continuer de porter notre mission à chaque instant :
« Être la référence interdisciplinaire en périnatalité et en soins de santé pour tous.
Continuer d’offrir une large gamme de services afin que chacun puisse prendre soin de sa santé à tous les niveaux et que chaque famille puisse vivre une maternité consciente »
Et peaufiner ce lieu en pleine nature, propice au ressourcement où règne calme et beauté.
Quelle joie quand j’entends une future maman, un couple, un père de famille, arriver à l’Odyssée et nommer qu’il est bon de se déposer dans le calme et la quiétude qui règnent ici.
Quel bonheur de voir revenir l’une ou l’autre de la forêt après s’y être rencontré, d’avoir goûté à cet espace protégé, propice à l’intimité.
Continuer à accompagner qui le désire tout au long de la grossesse et du début de la vie afin que la santé sur tous les plans soit au rendez-vous.
Poursuivre notre collaboration au sein d’une équipe interdisciplinaire large et variée afin de pouvoir répondre à une clientèle la plus diversifiée possible et ce, à tous les niveaux.
Amener plus encore de présence et de pleine conscience dans mes gestes, mes actes et mon écoute.
Informer encore et encore chacun et chacune selon son besoin, afin que grandisse l’autonomie envers sa santé et ce, sur tous les plans.

… Et puis, qui sait, finir enfin par accoucher du bébé que je porte et chéris depuis quelques années : les bassins d’eau chaude et toutes les activités qui y seront offertes. Vous en entendrez parler bientôt comme je vous l’avais annoncé en novembre.

Et vous, quelles sont vos perspectives pour 2017?
Les avez-vous nommées, écrites, visualisées? Les nourrissez-vous quotidiennement par un quelconque rituel visant leur enracinement?
Puisse 2017 nous permettre de continuer à vous servir, d’innover à vos côtés et ce, pour votre bien petits et grands.

Je vous souhaite un merveilleux mois de janvier, ensoleillé et blanc.

Et avant de vous quitter, je vous invite à visionner ce petit film d’actualité en ces périodes d’immigration massive et où plus que jamais, il est important d’ouvrir nos cœurs, d’enlever nos œillères et de s’écouter avec respect et tolérance.

Une petite vidéo à voir pour réaliser que sur cette Terre nous sommes tous cousins et prendre du recul face à l’idée des races.
https://www.youtube.com/embed/tyaEQEmt5ls

Les petits mots de Marie  février 2017

Non, mais quel hiver! Voici déjà 10 jours que le givre enrobe la végétation nous offrant des décors féériques!
Et la neige qui recouvre le tout… des tableaux à couper le souffle!
L’extérieur attire, appelle, invite à quelques ballades, plus belles les unes que les autres. Et quand le soleil s’en mêle… quelle magie!

Quand je commence un petit mot de Marie, et que je suis en disette d’inspiration, je vais parfois relire celui de l’année précédente à même date.
Cela m’aide parfois à choisir le titre de notre infolettre… et surtout le sujet sur lequel je vais jeter mon dévolu ce mois-ci.
Et l’année dernière, à pareille date, je vous parlais de notre dixième année d’existence, de nos réalisations.
Notre quête de sens et de conscience autour de la naissance, et la furieuse envie de la partager.
Du projet d’agrandissement de l’Odyssée qui prend bien de la place dans ma vie, titille ma patience, aguiche ma persévérance, et agace ma confiance.

Nous avons eu une fin d’année bousculée qui s’est terminée sur les chapeaux de roues, et sous le signe de l’effervescence; à l’image du monde qui nous entoure et de ses manifestations…
De ces traversées qui lorsqu’elles sont passées peuvent être qualifiées de chaotiques… mais aussi… de renaissance.
Garder la vigilance de choisir où l’on regarde pour protéger le calme et la paix qui nous sont chers. Après tout le chaos n’est-il pas source de vie?

Pas trop envie de renchérir sur des sujets chocs et chauds qui ont déjà fait couler tant d’encre…

Pas envie non plus de vous raconter la suite des péripéties des enfants… tout est calme de ce côté…
Ils semblent avoir quitter la maison pour de bon, chacun dans de nouvelles aventures à leur image! Ma belle, grande, farouchement engagée dans le zéro déchet, les échanges gagnant-gagnant, le home-made, le bénévolat à la « Fabrique » où il est possible de trouver tous les outils et le support pour réaliser à peu près n’importe quoi. Toujours dans l’aménagement de son autobus scolaire, qu’elle compte habiter quand il sera terminé.
Et mon grand courageux, sur les bancs de l’université à s’en mettre plein la tête, persévérant, studieusement, inlassablement. Grimpeur à ses heures, fabriquant sa bière et dévalant parfois trop vite quelques sous-bois l’hiver, au point d’échouer aux urgences ,les fesses (surtout la droite) en compote le 30 décembre…
La maison s’est vidée en plusieurs étapes.
D’abord, les grands voyages où tous 2 sont partis à la découverte de leur monde, pour revenir quelques années plus tard au bercail, le temps d’atterrir, de ressentir, de rebondir vers d’autres horizons…

Et subrepticement faire le grand ménage final, celui qui permet de se libérer des souvenirs de l’enfance, des objets qui n’ont plus d’autre valeur que celle des histoires qu’ils rappellent et dont il est bon de se délester pour permettre l’envol cette fois final.
Une autre étape de vie, pour eux, pour moi, pour chacun de nous.

Afin que chacun puisse être plus proche de sa vraie nature, disponible à de nouveaux défis, ou à ce que la vie proposera, subtilement, généreusement.

Et voilà que tout à coup, «Foutons-nous la paix », ce titre de livre choc m’a interpelée et… sauvée de quelques ruminations.
Merci Fabrice Midal d’avoir osé cette proposition quelque peu provocatrice.
Il nous lance l’invitation à plus de douceur et de respect de nous.
Apprendre à s’aimer avec nos défauts et nos manques, nos fragilités, nos sensibilités, nos qualités.
Sortir des injonctions qui balisent nos vies; je dois faire mieux, je dois être la meilleure, si je fais des efforts je vais aller mieux, si je me discipline à ceci ou cela, je serai plus heureux.
Contrairement à cela, il nous apprend à nous foutre la paix!

Car, effectivement, je sens depuis quelques temps, (pas si longtemps d’ailleurs), une certaine pression face à la course à l’information.
Oh, pas celles des journaux (je ne les lis pas), ni celle de la télévision (je n’en n’ai pas), mais celle des médias sociaux, des sites internet auxquels je me suis abonnées via des infolettres pour des sujets bien précis qui me captivent…
Il fut un temps où je pouvais encore me sentir à jour dans les informations à quérir… parfois au sein d’une formation, à l’autre bout du monde; parfois au travers des pages d’un livre, d’un DVD regardé en faisant de l’exercice le matin, d’un livre audio écouté dans l’auto…
Mais aujourd’hui, je capitule!
Est-ce l’âge? La dégénérescence de mon petit cerveau sur-stimulé et hyper-sollicité? Les nuits écourtées par trop de projets? La chute libre de mon QI?
Et oui! Un nombre croissant d’études montre un recul généralisé du QI moyen. Un phénomène multifactoriel soit, mais que certaines études en neuroscience, attribuent aux toxiques, aux perturbateurs endocriniens, aux pesticides, et… au numérique!

En effet, jusqu’il y a quelque temps, on pouvait encore répondre à tous nos mails. Suivre les différentes informations qui sortaient au fur et à mesure sur un sujet choisi, être au fait des derniers faits, des dernières découvertes d’un sujet qui nous tient à coeur … mais là, depuis peu, ce n’est plus possible. Nous sommes littéralement inondés, envahis, bousculés par un trop plein d’informations de toutes parts qu’il ne nous est plus possible de gérer, synthétiser et surtout digérer.
L’accès à l’information massive, qui, il y a quelques temps encore était signe d’évolution, devient source d’anxiété et de surmenage.
Car le numérique peut rendre idiot… (Voir le film un peu niaiseux intitulé « idiocracy » un homme d’une intelligence tout à fait moyenne est hiberné par erreur… 500 ans et lorsqu’il se réveille, il est l’homme le plus intelligent de la planète.

Une étude a effectivement montré que la chute libre du niveau moyen de QI se produisait surtout dans les pays dits développés.
L’Angleterre, par exemple, est en recul de 14 points. Ceci veut dire que l’anglais moyen est passé de la capacité de faire des études supérieures à juste la possibilité de terminer ses études secondaires!
La capacité de l’intelligence artificielle que nous sommes en train de créer augmente chaque jour pendant qu’elle nous détruit simultanément. L’informatique qui nous donne rapidement satisfaction, baisse notre capacité de concentration et d’attention.

Alors, pendant que des chercheurs buchent sur une ou des parades, essayons de rester vigilants et de minimiser au mieux l’impact de ces technologies sur notre cerveau et surtout notre santé en général.

Pourquoi donc, ne pas:
* De temps en temps essayer de se rendre quelque part sans GPS (car il influence notre hippocampe en baissant notre capacité à mémoriser et nous repérer dans l’espace)
* Se trouver un éleveur dans la région, qui respecte les animaux pour acheter de la viande de bonne qualité à prix abordable
* Instaurer un jour par semaine sans connexion afin de mesurer son impact sur notre dépendance
* Essayer de manger le plus possible biologique ou comme le dit mon ami Bruno, bio-organique! La fruiterie mobile Bio-Blondeau nous offre un service exceptionnel dans la région pour une possible épicerie Vegan à prix très intéressant, et délivrée en plusieurs points de chute en Estrie.
* Débrancher le WIFI, que personne n’utilise la nuit, afin de libérer notre sommeil de ces nuisances, ou réutiliser le bon vieux système filaire dans nos maisons.
* Choisir une activité familiale avec des interactions plutôt que chacun dans son coin sur son I PhonePadPod.
* Se lever quelques minutes plus tôt pour aller marcher dehors maintenant que les jours rallongent et qu’il fait si beau.
* Éteindre son téléphone quand on arrive quelque part pour se donner ce temps de silence avec soi-même
* Fermer nos écrans au moins 2 heures avant d’aller dormir pour que notre mélatonine puisse faire son travail lorsque nous fermerons les yeux pour commencer notre nuit
* …
Et surtout, surtout, nous « foutre la paix »

Alors, je vous souhaite un très beau mois de février, blanc… comme on l’aime, froid mais pas frette, ensoleillé et inspirant.

Marie

Le petit mot de Marie  Mars 2017

Le soleil s’est couché il y a quelques minutes, les montagnes se dessinent très précisément à l’horizon encore tout rouge, il est presque 18 heures… les jours rallongent et cette clarté m’enchante comme chaque année à pareille date… l’hiver touche à sa fin.
Et même si les températures sont en dents de scie… Ça sent le printemps à plein nez.

Je vous parlais le mois dernier de l’effervescence de fin 2016, de ce chaos… qui fut source de vie, de changement et de renouveau…
Alors voilà ce qui se trame ici à l’Odyssée.

Notre belle amie et collègue Caroline Gauthier qui donnait les cours de yoga ici depuis presque le début de l’Odyssée nous quitte pour de nouvelles aventures.
Nous invitons à lui succéder Marie-Êve Fortier (Yoga vie) qui donne déjà des cours de yoga à Magog.
Elle nous rejoint pour faire partie de notre équipe les mardis dès le mois d’avril. Marie-Êve pratique le yoga depuis plus de 10 ans. Pour elle, le yoga invite au retour à soi en douceur, au respect de son rythme et à la pleine conscience.
Marie-Êve oriente sa pratique vers la périnatalité en offrant des cours de yoga prénatal et postnatal, de yoga au féminin ainsi que des séances individuelles de yoga thérapeutique. Elle offrira également chaque mardi midi un cours mixte de yoga pour tous.
Jeen Kirwen qui est avec nous depuis les premiers balbutiements de l’Odyssée, sage-femme à la retraite, devient une antenne satellite, qui recevra les personnes chez elle et non au sein de l’Odyssée. Seuls les cours prénataux offerts par Jeen seront donnés au sein des locaux de l’Odyssée.
Karen Chabot, doctorante en psychologie à l’université de Sherbrooke, se joint à l’équipe à partir du mois d’avril pour recevoir toute clientèle en quête d’un cheminement en psychothérapie. Karen privilégie la clientèle de couple et principalement en période de préconception ou durant toute la période entourant la naissance.
Et une autre belle surprise vous attend pour dans quelques mois, mais, je vous en parlerai plus tard, laissons-lui le temps de terminer son congé de maternité!

Voilà donc le vent de fraicheur qui souffle dans nos voiles depuis un mois, un bon vent d’énergies nouvelles, dynamiques et enthousiastes… Alors vive le chaos, source de vie et de changements!

Pour ce qui est des autres projets de l’Odyssée, les choses évoluent tranquillement… jamais assez vite à mon goût, je vous en ai déjà parlé quelques fois, mais petit train va loin. Je poursuis le montage du projet de socio-financement dont je vous avais déjà parlé… c’est toute une aventure, palpitante, riche, généreuse, qui raccourcit les nuits mais source de beaux apprentissages.
A suivre…

Et les plans de nos futurs locaux se peaufinent, pour plus de fluidité, et des espaces agréables où règnent encore calme, beauté et sérénité.
À ce sujet, je me régale encore de la lecture du livre de Pierre Thibault (architecte) et François Cardinal (journaliste) « Et si la beauté rendait heureux ».
Je suis convaincue que la beauté d’un lieu en elle-même peut être source de mieux-être, ou, inversement, drainer ses occupants sans trop qu’ils s’en rendent compte.
Quand j’ai installé les bureaux de l’Odyssée là où ils sont, j’avais l’intention de partager ces lieux avec la clientèle qui était déjà à ce moment là prioritairement périnatale. Parce que la grossesse et l’accouchement d’un enfant, ou la naissance à soi, suite à un cheminement personnel, me semblaient être des périodes de prédilection où l’harmonie, le calme et la beauté enveloppante d’un lieu sont particulièrement bienvenus.
En d’autres mots, je pensais déjà qu’un lieu pouvait être à lui seul thérapeutique et donc invitant à l’intériorisation et à l’expression du meilleur de soi-même; et ce, autant pour les personnes qui y travaillent que pour celles de passage pour y  recevoir un traitement quel qu’il soit.

Alors, l’aventure de l’Odyssée continue dans cette direction.
Les locaux sont en réorganisation avec l’agrandissement qui accueillera bientôt l’espace aquatique, avec ce même souci de sérénité, de beauté, et de paix; et les environs extérieurs qui évoluent avec le sentier dans la forêt qui vous invite à une simple ballade ou qui accueille les séances de thérapie marchée offertes par Karine Morin, psychologue ici.
Un beau défi que je cogite, peaufine, tournicote et re-tournicote afin que chacun s’y sente à son meilleur, ait envie de s’y arrêter, dans un état d’émerveillement et de contemplation.

Vous serez témoins de l’évolution de ce projet, je vous tiendrai au courant dans les prochains mois, et qui sait, peut-être y participerez-vous?

Je vous souhaite un très beau mois de mars, inspirant, doux, ensoleillé et je vous donne rendez-vous au printemps!

Marie

Le petit mot de Marie avril 2017

Tout au long des 1000 kilomètres qui séparent Bruxelles de Vallouise, petit village des Hautes Alpes françaises, collées à l’Italie, en cette fin de mois de mars… le temps s’étire et les paysages sont un vrai délice. Car le printemps crie et la nature est en totale effervescence!

Les arbres fruitiers sont en fleurs, jonquilles, tulipes, narcisses et autres fleurs de printemps sont en pleine éclosion, bref un moment de pur bonheur pour une québécoise d’adoption qui vient de quitter le pays encore très enneigé pour des raisons familiales peu réjouissantes.

Je prends le cadeau!

Depuis mon arrivée au Québec il y a maintenant bientôt 30 ans, j’adore m’éclipser au mois d’avril et m’offrir le luxe de 2 printemps dans la même année puisque la nature nous offre en Europe fin mars, ce qu’elle nous distille timidement fin mai au Québec.

Je vous disais le mois dernier comme la gestion de l’information qui nous arrive de toutes parts devenait de plus en plus difficile pour moi. Car même si je n’ai pas de télévision, que je n’écoute pas la radio ni ne lis les journaux, l’information de plus en plus accessible via les médias sociaux, You tube, FB, webinaires et autres, prennent beaucoup (trop?) de place dans ma vie. Je ne sais pas où vous en êtes, vous, mais il me semble que la vigilance est de plus en plus de mise. Je me rends compte que je lis de moins en moins de livres, que j’écris de moins en moins aussi, alors que ces 2 activités étaient dans mes tops de loisir.

Cette impression que tout a déjà été dit… et que donc… je ne peux que me répéter et toujours revenir sur des sujet déjà tellement traités par d’autres et même par moi-même. Chaque mois, je me demande si je ne suis pas en train d’écrire le dernier petit mot de Marie.

Alors,  malgré cette impression de radoter, je me lance une fois encore afin de vous livrer ce petit mot de Marie, le temps de quelques réflexions sur l’éducation et la présence à soi.

J’ai écouté une émission sur l’éducation (vous pouvez la regarder sur la page Fb de L’Odyssée) en Finlande qui parle des principes de base de son système éducatif : pas de devoirs, car il leur faut du temps pour vivre leur jeunesse, s’amuser, jouer et s’exprimer. Être ensemble, être en famille, faire du sport, de la musique, de l’art sous toutes ses formes. Grimper dans les arbres car ils apprendront alors des choses sur les insectes et leur équilibre, sur l’expérience qu’ils sont en train de vivre, sur eux-mêmes…

Ils ont plus ou moins 20 heures de cours par semaine, ceci incluant les récréations et les repas…

On le sait, les parents qui font l’école à la maison le disent, une fois 2 ou 3 heures passées le matin à apprendre ce qui est nécessaire à passer les examens du ministère… l’enseignement académique à la maison ne prend pas beaucoup de temps, le reste est de l’expérience, du vécu, du relationnel.

Conclusion, les élèves finlandais ont les journées et l’année scolaire les plus courtes, et ils ont malgré tout, les meilleurs résultats. Le programme repose sur tout ce qui peut permettre à l’enfant de développer son cerveau, incluant l’art, le sport, la musique, la cuisine, le chant, le maniement du marteau, de la scie et du tournevis…

Ils prônent les tests non standards… ils rigolent un peu quand ils parlent des test à choix multiples utilisés en Amérique du Nord. Ils dénoncent leur pauvreté quant à l’expression de l’individu.

Une directrice d’école nomme clairement que l’enfant a besoin de se détendre régulièrement pour bien apprendre et que le rôle de l’école est de leur apprendre à être heureux et de les aider à découvrir les moyens qu’ils utiliseront à cet effet.

Elle termine en disant, « il y a tellement d’autres choses que l’école dans la vie d’un enfant, et il faut l’aider à les découvrir »

Là-bas, toutes les écoles se valent. La meilleure école est l’école de quartier. Pas d’écoles privées, pas besoin. Tous les élèves sont ensembles et apprennent à se respecter quel que soit leur rang social et leurs origines. On leur apprend à penser par eux même et à avoir un sens critique, à être des humains heureux, à respecter les autres et se respecter eux mêmes.

Waowww!

À méditer…

J’ai aussi entendu à la radio hier durant mon long voyage en voiture, qu’un projet pilote visant à minimiser l’abandon et l’échec scolaire durant la première année d’université, (qui est dans certain domaine de plus de 50%) propose aux élèves français en début de première année d’université de participer à des sessions de développement personnel. Les différents choix sont : élocution orale, aisance en public, estime et connaissance de soi, écoute active… et que ce projet a eu des retombées très concrètes et intéressantes. Force est de constater que ce ne sont pas des connaissances ou des stratégies intellectuelles qui portent fruit, mais bien des valeurs d’expression de soi et des processus de travail intérieur.

Cela me fait penser à ces élèves (parfois ces adultes) en difficulté d’apprentissage ou en déficit d’attention qui ont eu de merveilleux résultats après être repasser par l’une ou l’autre étape de développement moteur évitée dans la petite enfance (roulé? rampé? 4 pattes?) car les cours de rattrapage n’avaient donnés que de piètres résultats.

Thomas d’Ansembourg Psychologue et écrivain (Cessez d’être gentil, soyez vrais) nous parle bien de ce phénomène : il nous propose de changer notre logiciel de pensée si nous voulons des résultats différents que ceux que nous avons toujours obtenus jusqu’à présent. S’adresser à d’autres sphères d’apprentissage semble bien plus prometteur que de continuer de taper sur un clou qui n’en fini pas de résister, de se tordre… voir de casser.

Il aspire lui aussi à changer le système scolaire qui nous amène actuellement à être hors de soi plutôt qu’à l’intérieur soi. À être dans sa tête plutôt que dans son cœur.

Car un être qui a reçu de l’amour, de la présence,

Qui a été encouragé à respecter sa propre nature,

À qui on a montré qu’il y avait de la place pour chacun et que la terre était source d’abondance,

Qui a appris à développer ses talents, à s’écouter, se respecter, développer sa force et accueillir sa sensibilité et sa fragilité,

Sera dans un état de paix intérieur stable où qu’il soit, quoi qu’il fasse.

Ces personnes qui apprennent à se connaitre, qui ont l’humilité et le courage de s’aligner sur leur élan de vie propre, deviennent contagieux et connaissent le meilleur d’eux-mêmes qu’ils mettent au service des autres. Je parle de courage et d’humilité, car ils acceptent parfois de vivre en marge d’une certaine norme encore très basée sur ce que l’on « fait » et ce que l’on « a » dans la vie, plutôt que sur ce que l’on est, ce que l’on créé, ce que l’on partage…

Les choses évoluent tranquillement. Certaines écoles au Québec proposent d’autres manières d’apprendre et offrent à certains enfants de passer au travers du programme scolaire tout en respectant leurs forces et talents parfois moins intellectuels, plus pratiques, artistiques ou physiques. Car n’oublions pas que ce qu’expriment nos enfants quand ils vont mal est souvent le reflets d’une société dysfonctionnelle, une invitation à nous regarder agir et un appel à penser autrement. La boucle est bouclée.

Alors, même si notre système scolaire est loin de celui de la Finlande, prenons le temps de vivre, le temps de se dire, de s’écouter, de partager des repas tous ensemble autour d’une belle table, mise avec attention,

Offrons-nous des moments simples en nature, en silence ou en partage

Développons la vigilance de nous débrancher régulièrement de tout ce qui peut nous happer hors de ces moments précieux de présence à l’autre.

Les enfants enregistrent et construisent l’estime d’eux-mêmes sur base du temps et de la qualité de présence qu’on leur a octroyé dans la petite enfance.

Je vous souhaite un merveilleux mois d’avril, je remercie ma précieuse et merveilleuse Marie-Hélène qui tient la permanence ostéopathique à l’odyssée pendant que je recharge mes batteries dans la belle nature sauvage du parc des Écrins avant de retourner dans quelques jours au chevet de mon petit papa et je vous retrouve mi avril.

Marie

Les Petits mots de Marie , Mai 2017

Mais non je n’arrêterai pas de vous écrire ce petit mot, il changera peut-être de forme petit à petit, mais je continue.
J’entame donc mon deuxième printemps et chaque année je suis en extase devant le réveil de la nature après sa longue hibernation au Québec! Quelle puissance que cette sève qui monte dans nos arbres et « embourgeonne » les branches à une vitesse parfois hallucinante. Le matin pas de bourgeons et au cours d’un après-midi ensoleillé, l’éclosion des sommets évolue presque à vue d’œil.
Et puis, c’est le petit vert tendre qui illumine nos horizons; ça y est c’est parti, les vélos, les jupes, les sandales, les skis remisés, les soupers en terrasse, les odeurs de barbecue, les pneus d’été, l’ouverture des piscines, le raclage, l’herbe verte, les fleurs de printemps, les jours qui rallongent, le chant des grenouilles…
L’hiver est bien fini!

Je suis allée à une journée de conférence dont le thème était le cancer et comment le traiter autrement. J’entends par traiter, le voir, l’analyser, l’appréhender, le soigner… autrement.
Ça fait des années que j’assiste à des colloques, symposium, formations sur la santé. La santé en général, la santé autrement, la médecine autrement…  Et bien sûr, le cancer revient souvent sur le tapis! Il y a 10 ou 15 ans, les conférenciers commençaient parfois leur conférence en disant, qui dans la salle connait de près ou de loin une personne dans son entourage atteint de cancer?
La question posée maintenant, qui dans la salle a déjà reçu un diagnostique de cancer? Et le quasi même nombre de mains se lèvent!

Mon intérêt repose sur ma motivation à continuer à voir l’être humain dans son ensemble, et tenter de le soigner à tous les niveaux.
Vous le savez si vous fréquentez l’Odyssée, que nous prônons et offrons nos services dans cette vision de santé à tous les niveaux. Nous avons d’ailleurs mis en place un accompagnement interdisciplinaire où nous vous proposons de combiner plusieurs approches pour traiter une problématique quelle qu’elle soit.
Non seulement dans ce programme, nous vous proposons de rencontrer 2, 3 ou 4 thérapeutes différents  mais nous vous offrons notre collaboration en nous rencontrant afin d’optimiser chacune nos services. Nos partages se font en toute confidentialité et respect de notre éthique professionnelle individuelle, et nous permet d’encourager votre suivi dans le sens le plus approprié qui soit selon l’évolution qui se dessine au fur et à mesure de vos consultations.
Par exemple : Pour une difficulté de concevoir un enfant, il peut vous être proposé d’investiguer l’intégrité et l’équilibre de votre bassin, sphère pelvienne, chaîne centrale et homéostasie en ostéopathie, de faire un travail en acupuncture pour préparer et favoriser l’implantation du fœtus, de tester les carences et faiblesses éventuelles ainsi que l’équilibre hormonal en naturopathie, et si désiré de voir en psychothérapie ou EFT ce qui peut éventuellement être un obstacle à cette procréation. Tout ceci bien sur uniquement à titre d’exemple puisque, c’est vous qui choisissez les services qui vous conviennent, l’ordre et le rythme qui vous semblent les plus adéquats.

Tout au long de ce processus, nous nous réunissons et collaborons afin de trouver les meilleures pistes pour une vision globale de la situation. Votre responsabilité est de mentionner lors de chaque prise de RV que vous êtes dans une démarche de Soin Interdisciplinaire afin que nous puissions nous concerter avant chacune de vos rencontres ou chaque fois que cela nous semble nécessaire.
Et si je vous parle de ça aujourd’hui dans ce petit mot, c’est que je me suis rendue compte hier lors de cette journée de conférences que la santé, elle commence tôt, très tôt… et ça peut être si simple de l’installer pour soi… et pour nos enfants.

Un des intervenants d’hier, celui qui m’a sans doute le plus marquée, nous a parlé des bases de la santé selon lui. La respiration! Parce qu’en respirant profondément et consciemment, par le fait que notre nez est fait de cartilage, et que notre glande pinéale repose juste au dessus de ces cartilages, notre respiration fait vibrer le siège de cette petite glande ce qui la rend plus vivante, plus puissante et donc lui permet de remplir son rôle d’équilibre général, la sécrétion de mélatonine, la sécrétion de cortisol, la régulation sexuelle… et notre taux vibratoire.

Il préconise :
*de boire beaucoup de bonne eau, parce que nous sommes faits de 75% d’eau et que notre champ électro magnétique en dépend… Cela parait évident mais qui boit beaucoup de bonne eau tous les jours? Pour faire l’expérience de boire 3 litres d’eau par jour depuis début janvier, je sais que ce n’est pas facile et que ça prend toute une attention et des petits trucs pour y arriver (huile essentielle dans mon eau, citron pressé, commencer tôt le matin…)
*d’avoir de bonnes pensées, parce que l’homme de par sa physiologie a une propension aux pensées négatives; notre amygdale serait construite comme cela. Le 3/4 de nos pensées serait des pensées négatives! Alors il suggère, la pratique de intention pour commencer nos journées, et de la gratitude pour préparer nos nuits. De petits exercices tout simples qui font toute la différence… Faut juste y penser.
*et du bon sommeil régénérateur donc au moins de 22 heures à 6 heures idéalement! Parce que durant notre sommeil nous nous… déchargeons de l’électricité statique accumulée durant le jour. Et ainsi, nous rééquilibrons notre champ électromagnétique. Un peu comme si ne pas assez dormir équivaut à ne pas laisser le temps à notre piscine interne de faire son back wash!
Là dessus, j’avoue que j’ai de nets progrès à faire!

Jusque là, c’est assez simple.
Mais c’est déjà beaucoup!
Reste notre alimentation.
Car tous se tiennent maintenant pour dire que les facteurs environnementaux ont un impact considérable sur notre santé ou la maladie quelle qu’elle soit, bien plus que la génétique.
Il était intéressant pour moi de faire tout au long de cette journée, le parallèle entre l’évolution du cancer ces 25 dernières années et l’évolution de la santé des nouveaux nés que je reçois en consultation, au cours de ces mêmes 25 dernières années. Évolution peu encourageante, quand on voit le nombre d’intolérances alimentaires, de reflux médicamentés, de problèmes respiratoires et cutanés, et plus tard de problèmes de sommeil, de comportements…
C’est là que ça se corse… car il y a en nous toute une programmation culturelle, familiale, économique… qu’il est souvent très difficile de changer à moins d’une bonne motivation qui malheureusement passe souvent par des problèmes de santé; problèmes de santé personnels, douleurs, fatigue, dépression, troubles divers chez nos enfants, etc.

En gros, ces éminents chercheurs et chercheuses prônent le même discours alimenté par différentes études et statistiques à l’appui, par différents chemins de preuves et de recherches… qui se résument par ceci :
Une alimentation hypo-toxique dont les grandes lignes sont:
*75 à 80% de notre assiette devrait être remplis de légumes et fruits très variés et biologiques (si possible locaux et de saison)
*Un peu de protéines animales via de petits poissons et des œufs de bonne qualité
*De bonnes huiles (coco, olive, lin, avocat. Pas d’huile de tournesol ni de maïs)
*Quelques super-aliments comme la spiruline très riche en protéines, des germinations, des jus verts le matin, graines de chanvre, de chia, de sésame, noix de macadam, amandes, les algues… mais ne pas oublier que les compléments viennent après une assiette bien constituée
*Des beurres de noix variées
*Diminuer les sucres raffinés à 5 à 10 grammes par jours. Car tous les cancers proviennent aussi de la fermentation des sucres et sont des « bibittes » à sucre, sans parler des autres inconvénients que le sucre génère en nous
*Diminuer les céréales surtout celles contenant du gluten (celles dont les initiales commencent par les lettres contenues dans le mot SABOT = seigle, avoine, blé, orge, triticale (hybride du blé et du seigle))
*Diminuer la consommation de produits laitiers animaux
*La vaccination minimale selon le confort de chacun et la plus naturelle possible à commencer par l’allaitement maternel.

Tout ces aliments favorisent un densité nutritionnelle beaucoup plus grande, ce qui permet d’en consommer moins tout en étant rassasié et satisfait et de bénéficier d’une énergie sans coup de pompe après le repas et en assurant une perte de gras corporel trop souvent à l’origine de bien des malaises et maladie d’époque.
Et bien sûr, l’épicurienne en moi vous suggère de garder le plaisir de manger, de goûter, de célébrer chaque repas comme un rendez-vous important avec les gens que vous aimez, à commencer par vous-même.
Et pour dessert, de l’amour, de la présence, de l’écoute, de la simplicité, de la joie, de la bonne humeur…

Je vous souhaite un merveilleux mois de mai. Il se peut que je doive à nouveau m’absenter pour aller tenir la main de mon papa qui a du mal de remonter la pente suite à une chute le mois dernier. A 91 ans… ça se comprend! D’avance, je vous adresse toutes mes excuses pour l’éventuel manque de disponibilité occasionné par mon absence.

Marie

Le petit mot de Marie Juin 2017.

De nouveau de l’autre côté de l’océan, je regarde mon papa dormir. Affaiblit, amaigri, la bouche ouverte, la vie semble le quitter de jour en jour.
Un séjour sur ma terre natale fait de contrastes et de moments qui semblent chaotiques et complètement  dénués de toute logique, équité, justice.
Je dis bien semblent… car si ce n’était de ma profonde conviction que la Vie choisit avec perfection ce qui jalonne nos expériences, qu’un plan plus grand que moi, que nous, orchestre à merveille et avec justesse ce qui se présente à nous dans chacune de nos vies et à chaque instant, je parlerais d’inhumanité et je crierais  ma révolte.
Car il m’apparait tout à coup que même, si nos existences sont faites d’une succession de « cadeaux », certains semblent parfois tellement mal emballés qu’ils sont difficiles à capter de prime abord.

En effet, durant ces jours et ces semaines qui témoignent d’une longue pente descendante où les forces de vie semblent tranquillement faire faux bon à mon père, je sais qu’il se joue une succession d’instants uniques et porteurs d’un sens qui même s’ils nous échappent encore, nous apparaitront bientôt ou plus tard, décisifs voir essentiels. Comme ceux qui jalonnent les vies de certains de mes amis revus après tant d’années d’absence.
Car il m’est venue l’idée loufoque, tant qu’à être au pays de mes racines pour le jour de mon anniversaire, d’organiser une petite fête et de la célébrer avec d’anciens amis que je n’avais pour certains pas vus depuis 30, même 40 ans!

Premier appel, mon amie Christine, qui semble tout émue de m’entendre et qui après quelques minutes d’échange sur nos vies respectives me dit qu’elle viendra avec plaisir à l’apéro mais m’informe gentiment du foulard qu’elle porte sur la tête le temps de la repousse de ses cheveux dévorés par la chimiothérapie.
Deuxième appel, ma Doudou, qui vient de se faire enlever l’utérus et les ovaires et remonte difficilement la pente qui a mis sa vie sens dessus dessous.
Et puis mon ami Steph., qui se remet tout doucement d’une récidive de tumeur au cerveau…

OK, c’en est assez des mauvaises nouvelles…

J’ai changé leur noms, s’ils me lisent ils se reconnaîtront.

Et malgré tout cela, quel plaisir de se revoir, de se reconnaître et d’être capable en toute honnêteté de se dire « tu n’as pas changé !»
Ça me rappelle un jour où j’accompagnais ma mère à la gare pour y accueillir son amie d’enfance qui arrivait après plus de 40 ans d’absence d’un lointain pays, et de les entendre se dire en s’enlaçant, « mais tu n’as pas changé » et de me dire : mais quelles flatteuses, (menteuses?)… Ce n’est pas possible!!!

Et pourtant… Oui, c’est possible, car c’est l’étincelle de vie et de joie qu’on a connu plus jeune qu’on reconnait et qu’on contacte tout à coup; et c’est elle qui n’a pas changé. Les cheveux gris et clairsemés, les kilos en plus et les rides ne changent rien à cette lumière complice, infaillible.

Malgré les montagnes qu’il a fallu surmonter, les épreuves et les défis… On a été capable de rire, de se rappeler des souvenirs communs, de constater que notre mémoire est sélective. Que certains évènements vécus avec l’une ne nous ont pas marqués alors qu’elle s’en souvient comme si c’était hier avec moult détails; et vis versa, des histoires de vie qui nous ont tellement marqués alors que d’autres avec qui on les a vécus ne s’en souviennent même plus. Envolée cette mémoire, amnésiée… anesthésiée?

Sans doute que l’émotion du moment devait être totalement différente pour chacun.

Et je ressens tout à coup ce vertige, en levant les yeux sur mon père toujours endormi, qui me disait quelques minutes plus tôt sa lassitude de vivre dans des conditions devenues inhumaines, dégradantes et tellement souffrantes.
Quelle est cette énergie de vie devenue si lourde et pénible pour certain au point de vouloir en finir et si précieuse et non moins précaire pour d’autres qui s’y accrochent et feraient tout pour la garder?

Tout ceci dans un climat d’été déjà bien amorcé sur le vieux continent, de petites escapades au marché de quartier et toute la vie qui s’y déroule, les bouquets de fleurs qui ne coûtent rien, les terrasses ouvertes et bondées, la clarté jusque tard le soir. Célébration constante dans un pays où l’anxiété et l’angoisse est palpable…ce qui ne fait que renchérir les contrastes et les paradoxes qui se jouent devant moi… et en moi.
Que de moments précieux passés à prendre soin de mon papa! Il s’en dit des choses dans de telles circonstances! Il s’en vit aussi.

Mais me voilà revenue, pas facile de mettre fin à cette proximité ne sachant pas combien de temps le fil de la vie sera encore présent chez lui. Une semaine? Deux? Quelques mois?
Pas faciles ces 5000 km et le paquet d’heures qui nous séparent ne pouvant être présente de temps en temps par ci par là. On s’est dit adieu, nous l’avions fait déjà les fois précédentes… la dernière fois, c’était mi-avril; et je sais que bientôt j’y retournerai. Oh, pas que j’y sois obligée, mais ces moments sont d’une telle qualité que je n’en veux rien manquer.

Alors pardonnez mon manque de disponibilité pour le moment, les RV déplacés, les ateliers annulés.
J’essaie d’être totalement là quand je suis ici, de voir un maximum de gens… mais je sais que bientôt je repartirai.

En attendant, notre Odyssée a pris son air d’été, le tipi est monté, il est possible de vous y faire masser près du feu, d’autres activités y sont prévues durant l’été et selon la température. C’est un espace sacré que nous aimons partager avec qui veut.

Je vous souhaite un très beau mois de juin, ensoleillé et chaud… on est prêt pour ça n’est-ce  pas?

Prenez soin de vous,
Dites je t’aime aux gens qui vous sont chers,
Prenez le temps de suivre le rythme de vos enfants surtout de vos tous petits, ils on besoin de calme, de nature et de vous sentir heureuse maman sans pour autant courir partout, tout le temps… de vous sentir présent et parfois vulnérable papa.
Trouvez-vous des complices de promenades en plein air sans buts, sans bruits. Vous êtes les bienvenus dans le sentier de L’Odyssée. Il est balisé par de petits cœurs rouges sur les arbres. Il  y fait calme et ressourçant. S’il n’y a pas d’activité dans le tipi, vous pouvez vous y arrêter, papoter, pic-niquer…

Marie

Le petit mot de Marie , juillet 2017

Une nouvelle page de vie se tourne, celle d’une vie qui se termine.
J’ai bien plus de pratique pour celles qui commencent mais finalement, avec du recul, ce ne sont que des passages de vie, de tonalités différentes.
Mon papa nous a quittés vendredi dernier entouré de ses trois enfants et de sa compagne… privilège d’une mort organisée.
A presque 92 ans et une belle vie bien pleine et bien vécue, que demander de plus?
Nous n’avons pas de recul et tellement peu d’expérience en matière de mort programmée, commandée, assistée. Plusieurs étapes bizarres ont précédé le jour « J ». L’annonce de la date et l’heure une bonne semaine d’avance… drôle de RV, le décompte des jours et puis des heures…
Et que dire des jours qui s’écoulent doucement avec encore plein d’échanges, de présence, de rires et de souvenirs partagés…
Certains y voient du courage.
Je ne suis pas certaine que ce soit du courage mais simplement LA seule et unique voie qui s’impose de plus en plus inéluctablement. Un peu comme une chance à saisir au passage.
J’entends encore mon père parler au téléphone à son vieil ami et lui annonçant sa décision de quitter la planète pour reprendre ses mots. Je n’entendais pas ce que son ami lui disait, juste les mots de mon père lui répondant.
« Oui, ils ont accepté ma demande, j’ai eu des étapes à passer pour y avoir droit, mais j’ai réussi, oui, oui… c’est pour vendredi… non tu ne me feras pas changer d’avis… mais oui, j’y ai bien réfléchi… bien sur… Tu sais, j’ai fait mon temps… je suis complètement dépendant pour tout, Je ne peux même plus me gratter le bout du nez… Bon aller je te dis adieu… et prends bien soin de toi… »

Mes allées et venues entre le Québec et Bruxelles où il vivait, m’ont permises de passer de beaux, de merveilleux moments auprès de lui. Riches et sacrés… de le découvrir encore un peu aussi.
Le privilège de lui lire le discours que je lirais lors de ses funérailles… de voir dans ses yeux l’émotion et son sourire ensuite…
Que de démarches anti chronologiques!
Ça me faisait un peu l’effet des premiers accouchements qui ont été programmés, déclenchés pour toutes sortes (de bonnes ou moins bonnes) raisons… alors que maintenant, cette pratique est dans bien des lieux devenue presque routinière. Mais au début, ça devait être très bizarre de dire j’accouche tel jour à telle heure.
Et maintenant, on peut dire dans certains pays où l’aide à mourir a été légalisée, je vais mourir tel jour à telle heure…
Réalités surnaturelles, auxquelles nous nous habituons de plus en plus – malheureusement – sans trop de difficultés. Mais cette mort annoncée, demandée et souhaitée par la personne qu’on aime, permet aussi de commencer son deuil avant la mort. Et même si  elle n’en adoucit pas la peine, elle l’apaise.
Alors adieu mon Papa.

« Mon Papounet,

Voilà des années que tu programmes cette étape, quelques mois que tu la prépares plus assidument, quelques jours que tu l’organises et surtout que tu l‘attends impatiemment
Tu m’as épatée tout au long de ces dernières années, laissant te quitter les activités que tu aimais particulièrement, le golf que tu as du laisser faute de force dans les mains et des poignets meurtris par l’arthrite, la montagne, la moto et la course à pied jusqu’à septante ans, le parachutisme et le parapente que tu pratiquais encore à quatre vingt ans pour peu qu’un plus jeune te porte ta voile jusqu’au décollage.
Il ne te restait depuis quelques années que la lecture et la musique. Et bien sur, grâce à la précieuse présence de Claire dans ta vie tu as pu gouter à ses plaisirs, et tu voyais encore alors à ce moment là, le verre à moitié plein.
Jusqu’au jour de la chute fatidique, mi mars, qui a lancé le coup d’envoi d’un effondrement  sans retour que tu as nommé la dégringolade de ta vie.
—-
Mais là je m’emballe dans les souvenirs, car tes dernières volontés nous ont bien demandés de ne pas nous épancher plus de 2 minutes chacun, et j’en ai déjà grignoté plus de la moitié. Alors même si je te trouve gonflé, toi l’as de la prise de parole et du verbe juste, toi qui a jalonné nos passages de vies de discours inspirants et de lettres émouvantes… de nous couper ainsi le sifflet de peur d’ennuyer les gens ici présents d’allocutions emmerdantes ou d’éloges funèbres tout aussi enquiquinantes…
… Mais je vais respecter ton souhait.

Alors il me reste juste le temps de te dire merci. Merci pour tous ces moments volés au temps ces derniers mois, tout au long de mes allées et venues depuis mon Québec.
Instants de tendresse, riches de sens,
Où nous avons pu échanger l’essentiel nous concernant,
De précieux mots,
Quelques très discrètes larmes
Et, grâce à l’humour qui a jalonné ta vie et t’a si souvent permis de sauver la face mais ne t’a pas fait faux bon jusqu’à la dernière minute… nos rires aussi.

Privilèges d’une mort programmée qui m’a donné le temps de te dire au revoir et de te laisser quitter ma vie.
Alors bonne route papa, car même si pour toi le voyage s’arrête ici, je pense qu’il en est tout autrement. »

Je tiens à remercier toutes les personnes qui m’ont supportée durant ces dernières semaines et surtout je vous remercie pour votre compréhension pour mes absences fréquentes et parfois prolongées.
Je reprends le travail le 7 juillet prochain et vous souhaite un été ensoleillé, chaud et agréable, parsemé de bons moments en famille, de petits et grands voyages selon vos désirs, de belles rencontres nourrissantes… et surtout, n’oublier pas d’être doux avec vous même. Car si vous ne le faites pas, qui donc le fera?

Le petit mot de Marie août 2017
Je m’étais pourtant promis de ne plus me laisser prendre par le temps… d’écrire plus tôt mon petit mot, voir même à l’avance, pour être prête à temps sans précipitation… Et puis, le temps passe, passe si vite…
Et cette fois je suis tellement contente de ne pas avoir tiré un fil de l’actualité de la vie, de l’Odyssée, de cette période humainement, internationalement, politiquement, astrologiquement… chargée.
D’avoir attendu de vivre la magie du Yonifest et tous ses cadeaux avant de m’assoir et d’écrire ce petit mot… même si nous voilà mi août et que l’accouchement du petit mot de Marie du mois d’août n’a pas encore eu lieu!
Me laisser le temps de célébrer l’été, de vivre quelques oisivetés sans être en vacances, de me déposer après un printemps et un début d’été chargés de passages intenses.

Ahh  Yonifest… quel rassemblement de femmes merveilleuses, par des femmes de pouvoir, pour des femmes extraordinaires!
Pour moi, ce fût la reconnexion soudaine à la femme sauvage et intuitive laissée de côté depuis trop longtemps à force d’être dans la matière d’un grand projet lourd à porter, nourrir et faire avancer… (*1)
Voir d’autres femmes proches ou moins proches (re)contacter leur puissance, leur déesse intérieure, (re)trouver leur sagesse, leur pulsion de femme instinctive…

Yonifest c’est aussi une grande reconnaissance de la pratique sage-femme, une occasion de se déposer entourées de nos sœurs, un lieu d’échanges de tous horizons d’un savoir qui est bien au delà des connaissances apprises et acquises. Un savoir qui fait appel à une écoute intérieure, une puissante intuition,  face à des choix qui vont souvent changer le cours des choses, d’une ou plusieurs vies, avec des enjeux importants, cruciaux puisque parfois sur le fil de la vie… et de la mort!
Il y a pour cela, ce qui s’apprend… indispensable certes, et puis ce qui ne s’apprend pas. Pas de professeur. Le Maître est en nous!
Pour moi Yonifest offre aussi ce cadeau inestimable : Un espace sacré, un temps hors du temps, des liens qui donnent le courage de continuer, qui réchauffent le cœur et attisent la fougue et la foi intérieure de chacune, qui rappellent l’appartenance à une vocation bien au delà d’une profession!

Yonifest, c’est aussi un espace où parler des cycles de la femme, les menstruations et les pouvoirs qu’elles offrent à la femme chaque mois; l’ovulation et son potentiel créateur; la pré conception et sa magie, mais aussi parfois ses écueils; la grossesse et ses mystères; le post-partum et l’infinité de ses états d’âme; la ménopause et ses débalancements mais aussi ses cadeaux incommensurables…
Et plus largement des cycles de la vie : Naître, vivre, se réaliser et mourir.

Je profite de ce mot pour honorer Stéphanie St Amant, qui nous a quitté début août en plein Yonifest. Stéphanie, je t’ai rencontrée au cours de tes grossesses et de la naissance de tes enfants. Chacune de nos rencontres par la suite furent teintées de ton engagement envers ta Cause. Chercheuse et consultante en périnatalité, tu as dédié ta vie à la légalisation de la pratique sage femme, à l’humanisation des naissances et à la défense des droits des femmes et l’acquisition de leur autonomie de choix éclairé durant leur grossesse et leur accouchement. Tes travaux sur la violence obstétricale sont magistraux. Ta rigueur, tes recherches documentées font de toi une référence au Québec dans le domaine et ont permis à de nombreuses femmes de se respecter et de se faire respecter en accouchant comme elles le désiraient vraiment.

Merci Stéphanie, pour ton militantisme, ta fougue, ta persévérance malgré parfois des critiques acerbes et des incompréhensions… merci pour tant de voies ouvertes… et merci de nous avoir soufflé une fois encore, que nous avions le choix… jusqu’à celui du comment, où et entourée de qui mourir. En cela je reconnais une fois encore ta puissance, ta force, ta foi et ta détermination!
Ce mot partira le jour de la célébration organisée en son honneur cet après-midi à Sherbrooke, ce 21 août.

Et puis Yonifest, ce fut aussi pour Marie-Hélène et moi l’occasion de partager notre vision de l’approche ostéopathique en pédiatrie, de l’accueil du nouveau-né et de tout ce qui peut nous permettre de mieux collaborer avec les autres intervenant(e)s de première ligne auprès des futures mamans et des bébés dès les premières heures de leur vie.
Cette cause là, c’est la mienne, c’est la nôtre, c’est celle de L’Odyssée… Et ce, pour toutes les naissances qu’une vie peut comporter… Rendre l’arrivée de chaque bébé plus douce et plus consciente.  Rendre chaque passage significatif de vie, plus conscient,  plus riche, plus grand, plus exceptionnel… et chaque fois que cela est possible ritualisé :
Une jeune fille qui vit ses premières menstruations, une femme qui va se marier, une autre qui vient de perdre un enfant a quelques mois de grossesse, un jeune garçon qui passe dans le clan des hommes, une femme ou un homme qui se retrouve seul(e) après une séparation douloureuse, une opération, une perte d’emploi, l’arrêt des menstruations, une retraite, la mort d’un parent, le départ d’un enfant qui s’en va vers sa vie, un changement de travail ou de vocation, un deuil… Tout se ritualise! En toute simplicité. Car plus c’est simple, plus c’est profond, plus c’est juste et plus c’est guérissant.

Car n’oublions pas que dans les 5 choses les plus regrettée avant de mourir se trouve : le regret d’avoir travailler trop dur! D’où la nécessité de prendre le temps, de vivre chaque étape à sa juste valeur sans minimiser, sans mettre sous le tapis… en disant : « je m’en occuperai plus tard… peut-être… » (*2)

Du côté de l’Odyssée, l’été nous a permis à tour de rôle de nous reposer, de prendre du temps pour nous, recharger nos batteries personnelles afin de revenir en forme pour aborder l’automne et l’hiver. Car si nous voulons pouvoir vous servir au meilleur de nous même, il nous faut nous faire du bien, nous arrêter, nous ressourcer… et cultiver le plaisir de vous accompagner dans vos changements, dans vos défis, dans vos élans vers le meilleur de vous même, au meilleur de nous même.

Et pour le reste de l’été offrons-nous quelques plaisirs simples, comme :
Dormir à la belle étoile par une belle nuit dégagée à observer les étoiles filantes.
Prendre un bain de minuit nu dans un lac, la mer ou une piscine
Aller acheter des fruits ou des légumes bio chez Mandragore  à Waterville et philosopher avec Alexandre
Prévoir une journée de vacances ou de WE sans aucun plan… et se laisser aller à vivre ce qui se présente au grès du temps.
Aller prendre un petit déjeuner dans un endroit de rêve comme le Manoir Hovey ou l’auberge Ripplecove et vivre le temps de quelques heures une vie de château, d’abondance pour le prix d’un resto.
Ne manger que des fruits et légumes frais une journée durant et si c’est possible juste ce que l’on cueille au fur et à mesure de la journée (ça équilibrera financièrement la veille au château… pour un plaisir similaire équivalent)
Aller aux champignons avec des connaisseurs et frichtouiller le fruit de la récolte à l’huile d’olive, à l’ail et au persil…
Aller écouter les grillons le soir, temps qu’ils chantent encore jusqu’à la fin de l’été
Rappeler un(e) vieil (le) ami(e) et l’inviter à vivre une journée spéciale.
Aller se perdre dans le jardin de vos rêves à Saint Ferdinand
Visiter la fromagerie du presbytère de Saint Élisabeth de Warwick un vendredi soir et prendre un bain de foule dans cet endroit magique.
Se débrancher 24 heures de tous nos « I » book-pod-pad phone-mail… et pourquoi pas 48 heures… une semaine…?
Vivre une expérience difficile comme si nous l’avions choisie.
Appeler des amis à l’improviste pour l’apéro et les inviter à rester souper en toute simplicité (même si ce n’est qu’avec des pâtes)…
Improviser un pic nique au bord de l’eau en famille un soir de semaine.
Alors voilà… le fruit de mon accouchement de ce mois d’août qui sera vraisemblablement un accouchement de jumeaux appelés août et septembre. Y’en a bien qui s’appelle May et Avril… Pardonnez-moi cette petite pirouette… je me rattraperai en octobre.
Alors bonne fin d’été, bonne rentrée et toute l’intensité que cela comporte. Profitez de chaque instant de douceur que la vie vous offre. Car, comme disait ma grand-mère, « on n’a que le bien qu’on se fait ».

(1*)Car sans vouloir le dénigrer… il m’en aura fait vivre ce fameux projet d’agrandissement de L’Odyssée pour enfin offrir le volet aquatique à notre clientèle. C’est aussi enfin me permettre de continuer à découvrir et offrir les bienfaits de l’eau chaude, la magie de l’eau. Tout un accouchement!
Et là on peut dire que je suis dans les grosses contractions de fin de travail… presqu’à dilatation complète… sur le point de basculer, de commencer à pousser… besoin de sortir de la tête pour revenir dans le corps, le cœur, l’élan intérieur, le lâcher prise, recontacter le « pourquoi » plutôt que le « comment »…

Concrètement je finalise les dernières démarches et les choix éclairés à faire pour que le tout fonctionne au mieux, sans encombres et sans regrets.

Tout ce que je peux vous dire c’est que ce sera beau, inspirant et invitant. Un oasis de paix, de beauté et de volupté.

(*2) Les 3 autres autres étant :
Avoir le courage de vivre comme je le voulais et non comme on aurait voulu que je vive.
Avoir eu le courage d’exprimer mes sentiments
M’autoriser d’être plus heureux.

Étude menée par Bonnie Ware infirmière auprès de gens en phase terminale de vie, à qui elle a posé la question : « Quel sont vos plus grands regrets en quittant ce monde? »  Et à partir de laquelle elle a écrit un livre.

Le petit mot de Marie octobre 2017

Ahhh cet automne… quel délice; même si nous sommes en droit de nous poser des questions quant à cette douceur, cette chaleur, ce manque de pluie… j’en jouis chaque jour, chaque matin quand je vois le ciel bleu et le soleil illuminer les couleurs de plus en plus époustouflantes! Nous voilà déjà à la mi-octobre… et il fait encore 25 degrés sur le balcon au soleil d’où je vous écris…
J’en profite.

L’automne est loin d’être ma saison préférée. Je carbure à l’énergie du soleil, à la lumière, j’aime la chaleur… alors une fois les feuilles tombées, j’ai souvent fui le mois de novembre en espérant qu’à mon retour, la neige soit au rendez-vous. La neige pour les plaisirs du ski de rando, de la raquette et autres plaisirs d’hiver, mais surtout pour la lumière qu’elle génère.

Quel fil de l’actualité de la Vie tiré en ce mois d’octobre?

Partant toujours d’un fait de ma vie, je pourrais vous entretenir d’une douce description  de nos activités ici à l’odyssée, ou de la paix temporaire de mon cœur de maman engendrée par le retour temporaire des enfants au bercail ou de la gratitude que je ressens envers ces femmes merveilleuses qui font partie de notre Odyssée et du plaisir de partager avec l’une ou l’autre, au détour d’une pause surprise volée au temps quelques conversations philosophiques entre deux rendez-vous …

Mais il y a quelque chose qui prend le dessus depuis quelques semaines. Quelque chose de moins paisible, de plus actuel et confrontant et qui m’invite à la réflexion : Qu’est-ce qui différencie, dans une situation donnée, la détermination de l’acharnement?

Beaucoup d’entre vous me savez prise dans les dédales de ce projet d’agrandissement des locaux de l’Odyssée pour y installer un bassin d’eau  chaude et réorganiser les locaux afin de mieux pouvoir servir notre clientèle et permettre à chacune qui y travaille plus de latitude de choix de bureaux et d’horaires flexibles…

Aussi,  réaliser le rêve de continuer à développer différentes approches aquatiques m’appuyant sur les bienfaits que l’eau chaude procure et que j’aime tant.

Un projet d’envergure, un beau casse-tête technologique lié entre autre aux différences de températures entre les 35 degrés souhaités à l’intérieur et les possibles – 40 de nos hivers Québécois.

Bref, voilà un petit paquet d’années que je m’endors et me réveille avec « lui », ce projet qui me semble parfois pharaonique, au détriment ou à défaut (?) d’un bel amoureux…

Quelques versions de plans déjà réalisées, de nombreuses consultations techniques, quelques dizaines de milliers de $ investis… un champ d’épuration gigantesque prêt à être raccordé au nouveau bâtiment, un chemin d’accès pour le chantier qui n’attend qu’à être occupé et emprunté, des heures de cogitations, d’élans en avant suivis de découragements, de rebondissements, de peur au ventre si jamais… et de re départs avec enthousiasme et conviction…

Mais là, le temps qui avance et l’hiver qui frappe à notre porte… une nouvelle fois, encore, faute d’être prêt  pour le premier coup de pelle, le début des travaux se voit post posé au printemps. Je m’ouvre donc à cela. Décision difficile à prendre, nouveau deuil à accueillir, suivi du lâcher prise et du soulagement,  un peu comme un sursis qui m’est offert pour peaufiner, raffiner, enjoliver…

Généralement, quand le doute est au rendez-vous, je demande des signes à l’univers, des signes clairs… et généralement ils se présentent… reste alors à leur faire confiance et à les écouter… même si… ce n’est peut-être pas ce que j’aurais choisi!

Quelle chance de faire confiance à plus grand que moi, qui a toujours si bien orchestré ma vie pour le meilleur et la réalisation fluide de tout ce que j’ai désiré réaliser! Quelle chance car aujourd’hui, malgré la longueur de cette grossesse et cet accouchement qui n’en finit pas de retarder… je sais que ces délais sont emprunts de perfection et que cette synchronicité fait partie des signes demandés.

En plus de tout le reste, je cultive donc la patience.

Mais donc, comment différencier la persévérance et la détermination qui nous font remettre encore et encore un projet sur le métier de l’acharnement à vouloir à tout prix lui donner vie alors qu’il est peut-être temps de passer à autre chose ou de le réaliser autrement?

La seule réponse que j’ai est celle d’écouter les signes préalablement demandés.

Une nouvelle structure est appelée à se mettre en place, en ce qui concerne celui-ci. Je la vois déjà se pointer à l’horizon, mais pour le moment, je me laisse vivre cet hiver sans plus rien porter, je choisis de me coucher seule le soir la tête vide et qui sait peut-être alors à défaut de projet…

En attendant, un gros hiver se pointe à l’horizon, Anne notre merveilleuse secrétaire, coordonnatrice, réceptionniste… que j’appelle si souvent mon ange s’en va en vacances pour 3 semaines… Et à son retour, Marie-Hélène, autre ange de ma vie et précieuse collègue et complice s’en va quant à elle pour 5 semaines et demi! Je porterai donc leur chapeau  durant leurs  absences respectives.

Je vous souhaite donc un très beau mois d’octobre.

Encore beaucoup de lumière et à défaut si vous en manquez, n’oubliez pas d’utiliser une petite lampe à UV pour vous garder le moral au beau fixe. Car la luminothérapie, ça marche!

Notre prochaine infolettre devrait prendre une autre forme dès le mois prochain. Surprise!

À défaut de construction il y a quand même des choses qui évoluent et s’installent.

Prenez bien soin de vous!

Marie

Le petit mot de Marie novembre 2017

L’automne s’est étiré tant qu’il a pu et soudainement, l’hiver lui rafle tous les honneurs…
Ça y est l’hiver est là et bien là.
J’ai pu y goûter en revenant de Val David ce dimanche soir en pleine tempête de neige… On sait bien que la première est toujours la plus difficile, la plus effrayante, un peu comme si on avait oublié ce que c’était que de gratter un pare-brise glacé, de rouler dans les traces de la voiture d’en avant que l’on n’ose pas dépasser et qui nous envoie de la sloche, de ne pas paniquer devant les sorties de route des plus malchanceux…
Je revenais donc de Val David encore toute attendrie par la cérémonie d’adieux d’une Grande Dame, Paule Lebrun, ma Paule, la Paule de chacun, Paula…
Que tu en as inspirés des gens Paule, que tu en as laissées des traces, su toucher des cœurs et transformer des vies!

Doux plongeon dans un passé et une communauté qui m’ont tellement inspirée tout au long de ma formation à Ho rites de passages il y a quelques années. École en travail rituel que tu as créée, et au sein de laquelle tu proposes comme tu le disais si bien, le ré enchantement, les rythmes et les rites qui donnent sens à nos vies.

Lors de la cérémonie, tes proches ont pris la parole, j’entendais parler de toi et je te revoyais, toi, la femme sauvage et tout ce que tu m’as inspiré.
Car c’est toi qui m’as permis de découvrir ce que signifie : « marcher sa parole » : être en phase avec mes pensées et mes valeurs, mettre en actions mes paroles.
Tu aimais les rappels extérieurs de ce qui se passe à l’intérieur de nous, une bougie allumée qui rappelle notre flamme intérieure unique et flamboyante.
Tu m’as invitée dans ce périple où se côtoient la rigueur d’une retraite Satori, la sensualité de l’approche tantrique, l’exaltation de la méditation dynamique, le recueillement de la méditation, la puissance du silence… tout ceci dans un contenant bienveillant et surtout sécurisant.
Durant ma « Quête de vision », c’est toi et Gordon, ton compagnon de route, amoureux et complice, qui, en Arizona, en territoire Navajo,… m’avez initiée à ce qu’est habiter un lieu; le faire mien durant le temps nécessaire… et ne laisser aucune trace de mon passage après mon départ.
C’est vous qui m’avez montré comment au sein de cette quête, pour 4 jours de jeûne dans le désert et dans le plus grand dénuement, installer un petit campement avec une simple bâche et quelques bouts de ficelle et pouvoir m’y sentir bien, confortable et en sécurité malgré son éphémère précarité.
C’est toi qui m’as enseigné comment construire et diriger un rituel pour qu’il soit simple et profond, léger et touchant. Comment ritualiser ma vie et inviter d’autres à le faire.
Processus qui permet de marquer les transitions importantes, les grands tournants de nos vies.
Rites de passage qui nourrissent l’âme, ouvrent le cœur et rallument la flamme de nos existences.

Tes yeux brillaient quand tu parlais de ta contribution sociale en transmettant ces rites et en offrant le cadre d’une marche en silence dans le désert. Inviter les gens à marcher en silence ensemble, réfléchir ensemble, et puis festoyer ensemble. J’ai toujours aimé cet amalgame équilibré de silence, de plongeon intérieur, de profondeur, de nature sauvage coexistant avec la célébration autour d’un bon repas, d’une fête bien animée, dansée, chantée et de partages enflammés.

Lors d’une conférence début septembre dernier encore toute habitée de cette fougue qui te caractérisait, tu m’as réveillée et invitée à porter un regard sur la période que nous vivons et qui a tant besoin d’un nouveau ré enchantement, pour que le corps et la conscience soient à nouveau investis; pour aller de l’avant et permettre une nouvelle contribution sociale qui émergerait de la bonne place en chacun de nous.  Car comme tu l’as dit, si notre engagement, notre militantisme ou notre contribution sociale ne part pas du bon endroit… le burn-out ne sera jamais très loin.

Il y a de ces phrases… qui incitent à la Grande réflexion.

Et aujourd’hui tu continues de m’inspirer à rester sur mon chemin,
même s’il n’est pas le plus fréquenté,
même s’il m’amène à accompagner les gens vers des choix qui ne sont pas forcément les plus faciles,
même si parfois je propose des voies inhabituelles, ou si je persiste à vouloir garder au sein de l’Odyssée des approches moins populaires, moins connues, moins banales ou familières… car le corps est fait de toutes ces couches et qu’il est bon de prendre soin de chacune; que ce n’est pas l’inconfort physique qui nous fait le plus souffrir mais bien ce qui le précède au niveau mental, émotionnel, psychologique voire spirituel.
Qu’un travail en collaboration et en synergie est bien plus puissant que cloisonné et que de se poser des questions au-delà des symptômes de notre corps (ou de celui de notre enfant puisqu’ils sont maîtres en la matière…) relève d’un courage qui mérite d’être accompagné, encouragé, enveloppé, sécurisé.

Même si j’ai toujours été gourmande dans mes projets, et que pour le moment, j’en chéris un bien plus grand que moi qui me donne du fil à retordre, tu m’as encouragée à rêver grand.
Pour tout ceci et pour tant d’inspiration, Paule, merci.

Tu es partie mais tu es encore partout et tu le resteras sans doute encore bien longtemps.
Et pour reprendre tes mots : Gardons la flamme allumée!

Alors en ce mois de novembre déjà bien entamé, où les jours raccourcissent de plus en plus et les nuits noires gagneront encore du terrain pendant 1 mois… gardons nos bonnes habitudes de santé et aidons-nous de quelques rituels de bienveillance :
Allons jouer dehors quotidiennement,
Usons encore de la luminothérapie,
Choisissons des lectures inspirantes et vibrantes,
Organisons-nous de petits rituels de bien-être seul ou avec des amis (un après-midi au spa, un souper préparé et dégusté ensemble, un film drôle regardé en famille, rester au lit à flâner sous la couette, lire toute une journée au coin du feu un roman passionnant, un jour de silence avant le brouhaha des fêtes, …)
Préparons nos skis pour honorer les premières neiges…
Commençons à penser aux fêtes de fin d’année afin de ne pas nous retrouver dans la cohue de la dernière minute et le non sens des cadeaux inutiles.
Pensons cadeaux utiles, achats locaux, « home made », personnalisés, seconde vie-seconde main, certificats-cadeaux pour une expérience qui laisse des traces (massage, traitement, séance de yoga individuelle, entrée au spa, carte de cinéma, abonnement annuel à un cours).
Pensons à faire nos cartes de souhaits nous-même avec des photos ou des collages de photos de revues.
Cuisinons des petits plats sucrés (truffes au chocolat, barres énergétiques, gâteaux de fruits confits) pour les offrir en cadeaux…

Je vous souhaite une belle fin de mois de novembre.

Nous nous retrouverons mi-décembre pour notre dernière infolettre de l’année avant une nouvelle forme de communication pour 2018.

Prenons soin de nous, douceur, bienveillance, attention, amour.

Marie

Le petit mot de Marie décembre 2017

Nous voici dans la semaine la plus sombre de l’année, les temps les plus vides d’énergie!
Et l’hiver n’est même pas encore arrivé vraiment!
Comme chaque année, les jours qui précèdent le solstice  sont intenses… nous manquons de lumière avec de longues nuits qui frisent les 14 heures et donc aussi de très courtes journées.
Une période qui nous invite à revenir « en dedans », ou « à la maison » comme j’aime le dire. De puiser dans nos racines,  les profondeurs de la terre et de Soi.
Et alors que tout nous attire en dehors de nous même, dans une effervescence de consommation et de fêtes, l’énergie continue de dégringoler encore quelques jours jusqu’au solstice d’hiver le 21 décembre, annonciateur de jours de plus en plus lumineux et d’une énergie de création.

Car oui, c’est paradoxalement bien au solstice que commence l’hiver et avec lui la lumière qui revient tranquillement, progressivement pour nous faire rentrer dans une longue période de gestation.
Le solstice donc, réunit, neutralise et harmonise tous les contraires et les contradictions; point de conscience où tout dans la nature et en nous est à la fois fini et prêt à renaître…

Sorte d’instant de point neutre, enceint de tous les possibles, où tout est au plus bas, mais tellement porteur d’un renouveau prometteur.
Osho en parlait si bien « quand vous vous sentez au plus bas de vos vies, réjouissez-vous car une inéluctable remontée s’offre à vous ».

Une occasion en or de repartir à zéro, de remettre en question toutes nos croyances, idées, connaissances, projets, relations, valeurs… et de se donner l’opportunité de redémarrer au moins une fois dans l’année, à neuf.
Prendre une distance avec la personne qui pense, qui sait, la laisser mourir pour qu’une nouvelle personne investie d’une toute nouvelle vie puisse s’épanouir.
Alors, même si cette période féconde arrive dans le tumulte des fêtes de fin d’année, je vous souhaite de prendre le temps que nécessite ce genre d’introspection. Je vous souhaite toute la créativité d’un bilan de l’année qui s’achève,
la confiance de laisser aller ce qui n’a plus raison d’être,
la gratitude pour ce qui s’est joué tout au long de cette année qui se termine,
la force d’en finir avec les deuils qui n’ont pas été assez pleurés y compris celui de qui nous étions et ne serons plus,
la foi d’abandonner d’éventuels projets si merveilleux soient-ils… car la Vie en a décidé autrement,

Et enfin et seulement alors
la curiosité, l’optimisme et l’enthousiasme de commencer à penser 2018 et ce que l’on aimerait y voir et y vivre…
l’engagement à accueillir ce qui se présente à nous, même si l’emballage diffère de nos attentes…

la gourmandise de passer les commandes de ce qui compte vraiment pour nous dans cette nouvelle vie qui pointe à l’horizon.

Toute l’équipe de L’Odyssée se joint à moi pour vous souhaiter de bons préparatifs de fêtes tout en douceur et en chaleur et que vos fêtes vous offrent la joie d’être entourés de ceux que vous aimez.

Au plaisir de vous retrouver en 2018.

Marie

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